La gogue de Toro


Restitution d’une cornemuse médiévale


Le portail ouest de la Collégiale Santa Maria la Mayor de Toro (Castille) possède un portique gothique polychrome avec 18 rois musiciens sculptés avec précision. Parmi les instruments représentés, on trouve deux cornemuses sans bourdons d’épaule.


Cette étude défend l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’une cornemuse primitive à chalumeau double (mélodie et bourdon) dont le sac ne serait pas en cuir mais en boyau : la gogue.


Une enquête qui nous mène de la Castille au pays de Rabelais !










La vidéo de l’instruments reconstitué





































D’autres cornemuses à sacs de boyaux
















Liens et compléments


   Luis Delgado,

Etude musicologique du portail de la Collégiale deToro


   Luis Delgado,

   Les rois musiciens du portail de Toro


   ARGOT,

   Un atelier de reproduction des sculptures de Toro


Deux formidables musées de musique en      Castille dans le village médiéval d’Urueña (30 km au Nord Est de Toro)

   Collections Luis Delgado

   Centre Ethnographique "Joaquín Díaz"

Jean Georges Kastner, Parémiologie musicale de la langue française ou  Explication des proverbes, locutions proverbiales, mots figurés qui tirent leur origine de la musique, 1852,p.346.

 

Pour contacter l’auteur  ellebore.musique@orange.fr

Détails de la cornemuse de Toro

L’instrument représenté sur une sculpture de la collégiale de Toro en Castille (XIIIe) possède un sac très allongé, vraisemblablement une gogue, dont la grande ouverture est bouchée par une souche zoomorphe. Le chalumeau est, lui aussi, très original puisqu’il possède deux perces. Celle de l’avant est un chalumeau mélodique, celle de l’arrière un bourdon sonnant à la quarte.  Clichés : Carlos Paniagua

La gogue, un met ancien

La gogue est un gros boudin fabriqué traditionnellement en Anjou sur les bords de Loire, c’est aussi le nom du boyau qui contient la préparation. Cette partie du gros intestin (caecum), appelée baudruche ou gogue, en forme de chaussette, peut être tannée à la cendre de bois pour garder toute son élasticité et sa souplesse. Ainsi préparée elle se prête tout à fait à faire un sac de cornemuse primitive.